Le Collectif de l'âtre a entrepris un travail de recherche et de création autour des mythologies de la matière.
La création de l'Enchanteur Pourrissant de Guillaume Apollinaire en 2008 a ouvert ce chantier de réflexion.
La thématique de la mythologie des éléments est passionnante et nous avons approfondi cette recherche dans la sphère du Conte mis en musique en direction du Jeune Public depuis 2009 ("En eaux douces" avec Benoit Ramos (conte) et Nicolas Iarossi ou Romain Delorme (violoncelle et contrebasse) par alternance)
Le Collectif entreprend l'écriture et la création d'un spectacle diptyque autour des figures féériques des eaux douces en direction du jeune public d'une part, et du public adulte d'autre part.
La première partie du diptyque est crée en décembre 2011 ("Douces" Avec Léa Good, Emmanuelle Dupin, Marion Guénal, Ilène Grange - Ecriture et mise en scène d'I. Grange)
L'âtre présente donc deux formats dont un diptyque sur la mythologie de la matière et collabore avec les ONF et Musées de france dans le cadre de cette diffusion.
LES SPECTACLES
HUGO ET LES FEES
EN EAUX DOUCES
Hugo, depuis tout petit, baigne littéralement dans les histoires sur les fées que lui raconte sa mère.
Les fées sont trop belles pour être vraies, vivent au bord de l’eau et qui se marie avec l’une d’entre elle est assuré de vivre prospère et heureux jusqu’à la fin de ses jours.
Hugo décide alors de quitter sa famille pour partir à la recherche d’une fée à épouser, malgré les avertissements de sa grand-mère…
Hugo découvrira sur son chemin que ce qu’il pensait des fées et des femmes était bien loin de ce qu’on lui avait raconté.
Conte initiatique ludique et poétique, l’histoire d’Hugo mêle la musique jazz et l’art de la parole ; il emmène son public, entre éclats de rire et frissons à la découverte des créatures mythiques qui peuplent les berges de nos rivières et de nos lacs, dans une rêverie sur la féminité et l’élément liquide.
DOUCES
Les fées sont des personnages récurrents dans les récits enfantins, ils le sont tout autant dans les récits populaires adultes, sur un ton moins rassurant la plupart du temps.
On frissonne à ces récits, à ces mythologies de la matière, à ces légendes rurales. Les lavandières de la nuit, les Groachs et les Femmes cygnes ne sont absolument pas des entités réconfortantes ni recommandables.
On découvre des âmes féminines extrêmement sensuelles, souffrantes parfois, vindicatives souvent, assoiffées de liberté et de justice, ou bien de légèreté et de plaisir.
Voici les fées qui peuplent notre projet.
Des entités puissantes, volatiles, aqueuses mais aux formes palpables, à la peau/matière, translucide ou de velours, ces fées qui se rencontrent, récréent leur propre mythologie.
Une assemblée de fées qui se heurtent, se comparent, s’unissent ou se confrontent. Un texte contemporain composé d’après de recherches approfondies sur les mythologies de la matière sert ces multiples entités qui font mue d’une fée à l’autre, troublant les espaces et le temps, troublant aussi les matières. Les fées des eaux douces ne sont pas celles des eaux salées, qui sont bien loin des fées des airs ou des forêts et des roches. On les découvre.